Vous êtes ici : Accueil > Physiologie / Anatomie. > La lentille Neuronale
Publié : 14 mars 2014

La lentille Neuronale

Dans ses travaux, Irvin Korr, essayant de modéliser ce qu’est une dysfonction ostéopathique au niveau vertébral en arrive ( en abbrégé...) à ces conclusions :

- La dysfonction est due à un abaissement du seuil d’excitabilité des neurones, en particulier dans les ganglions para-vertébraux) tout le reste n’est que conséquence de cette dysfonction.

L’origine de cette dysfonction est en général une perturbation des récepteurs ( récepteurs de Golgi, fuseaux neuro musculaires) qui à la suite d’un choc par exemple n’envoient plus les signaux corrects aux neurones incriminés.

La résultante :
- une hyperexcitabilité de ces neurones, qui réagissent plus vite s’ils sont stimulés et finissent par réagir aussi aux stimulation destinées aux neurones voisins (d’où le terme lentille neuronale).
- une activité désordonnée sur tous les effecteurs du ganglion ( musculature para-vertébrale, dermatome concerné, organe en relation). Ce qui remet au gout du jour la notion de métamère et justifie l’existence de zones réflexes.

La conséquence est qu’en exécutant une manœuvre depuis la vertèbre par exemple qui va modifier le fonctionnement des récepteurs, on va faciliter l’augmentation du seuil de sensibilité et faire disparaître la lentille neuronale et bien sûr normaliser en retour les fonctions cutanées, musculaires et viscérales de ce ganglion.

Selon ces travaux normaliser une dysfonction peut se faire depuis la peau, le viscère ou le muscle, cela a un effet en retour sur les autres effecteurs et le résultat ultime est de restaurer un seuil d’activation normal des neurones concernés.

Voir en ligne : Bases physiologiques de l’ostéopathie