Vous êtes ici : Accueil > Physiologie / Anatomie. > Tenségrité
Publié : 14 mars 2014

Tenségrité

Article de Jean François Megret, Vétérinaire, ostéopathe D.O..

INTRODUCTION

Les rapports entre la tenségrité, concept architectural et mécanique, et l’organisation du vivant furent entrevus dès l’élaboration du concept (Fuller, 1979). Mais, ce n’est qu’à partir des années 80 que les premières études dans le domaine cellulaire voient le jour sous la direction de Ingber, dont l’intuition première porte toujours ses fruits. Depuis, la tenségrité a fait son chemin dans ses divers domaines d’application, y compris la biomécanique macroscopique et l’ostéopathie (Levin, 1982 ; Cummings, 1994 ; Lee, 2001).

Assez curieusement, la tenségrité demeure peu connue du public scientifique. Nous avons précédemment contribué à sa diffusion, estimant qu’elle constituait un modèle pertinent pour l’ostéopathie (Mégret, 2004). L’itinéraire proposé permettra d’approcher le principe de tenségrité et d’argumenter dans le sens de son intégration dans le corpus et la pédagogie de l’ostéopathie.

Une réflexion générale sur les systèmes biomacroscopiques nous conduira au concept de tenségrité. Suivra une incursion dans le domaine cellulaire, application incontournable, mais largement développée par ailleurs, laquelle précédera l’énoncé des quelques arguments étayant notre proposition.

1 LA VIE : TENSION ET COMPRESSION ASSOCIEES

1 LE CORPS : UNE TOTALITE MECANIQUE

On ne peut qu’être d’accord avec D’Arcy Thompson quand il affirme dans "Forme et Croissance" que les muscles (en tension) et les os (en compression le plus souvent) :
- « Sont indissociablement liés et interconnectés, façonnés les uns sur les autres ».
- « Voient le jour en même temps, agissent et réagissent en même temps ».
- « Forment une association indestructible, parties d’un tout, qui, s’il perd son intégrité composite, cesse tout simplement d’exister ».
Le grand naturaliste ajoute : « Si nous les étudions séparément, c’est une concession à notre impuissance et à notre étroitesse d’esprit […] Cela n’est pas seulement vrai du squelette, mais de la structure tout entière du corps » (D’Arcy Thompson, 1994).

2 UNE REPONSE INCOMPLETE

S’il est aisé de concevoir qu’os et muscles, compression et tension, sont indissociables, il reste à définir de quelle manière fonctionne leur "association indestructible". Que ressort-il des réponses proposées ?
On répond traditionnellement que le squelette (référence géométrique) dont les segments sont comprimés porte muscles et tissus mous (fascias) en les maintenant en tension, celle-ci stabilisant le référentiel osseux. Hélas, le lien fonctionnel demeure inconnu. La question de la stabilité du squelette renvoie aux fascias et inversement, dans un raisonnement tautologique où le principe mécanique d’union nous échappe à jamais car on présuppose que le système fonctionne. Ajoutons que ce référentiel osseux n’en est pas vraiment un puisqu’il est totalement "déformable" (finalité du système) sous l’action … de ces mêmes fascias.

3 TENSION DISCRETE, COMPRESSION CONTINUE ?

La nature associe tension et compression - mobilité oblige – avec prédominance de la tension pour des raisons de coût énergétique, les structures s’avérant plus légères, plus économiques et plus fiables (Gordon, 1994).
Or les œuvres humaines associant tension et compression reposent sur l’utilisation d’une tension discontinue, support ou moyen de stabilisation de charges en compression : mât haubané, pont suspendu. Il demeure que les éléments en compression fonctionneront au moins en partie selon le mode de l’empilement : massifs, largement ancrés, verticaux puisque g-dépendants, avec présence de points d’appui et de couples ; les structures s’avérant dispendieuses en matière et en énergie, et demeurant toujours très rigides.
En appliquant ces principes d’ingénierie au vivant, on est vite conduit :
Soit à partager les aveux de Fryette :
- « On peut s’étonner du fait que les troubles sacro-iliaques ne soient pas plus courants et plus graves qu’ils ne le sont »
- « Les contraintes et les tensions qui s’exercent sur le rachis, […] sont à peine croyables »
- « La colonne humaine semble être une des erreurs marquantes de la nature, […] Assemblage instable d’os, ayant toujours tendance à s’écrouler depuis le premier jusqu’au dernier jour de notre vie »
et vivre ainsi très dangereusement (Fryette, 1983).
Soit à admettre que les techniques de calcul et de mise en oeuvre utilisées par nos ingénieurs sont mal adaptées ou insuffisantes pour décrire le fonctionnement mécanique du vivant. Levin a estimé par exemple qu’un pêcheur attrapant un poisson au bout de sa canne aurait toutes les chances de voir son corps déchiré d’un bras à l’autre, que chacun de nos pas serait l’occasion d’écraser les sésamoïdes du pied ou encore que les chevaux risqueraient des fractures continuelles (Levin, 2002).

4 TENSION CONTINUE, COMPRESSION DISCRETE

Seule une continuité de tension au sein d’un organisme peut rendre compte de ses performances mécaniques et motrices (Levin, 1995) :
- La direction des forces au sein de l’organisme est très rarement normale aux surfaces articulaires. Pensons au membre supérieur, de la main au rachis, ou au cou de la girafe ! Seuls les tissus mous peuvent transmettre ces forces avec précision, efficacité et puissance.
- Un jeune chien après ostéotomie de la tête fémorale court et chasse à nouveau parfois comme si de rien n’était (même si cela ne dure pas). Ici également, ce n’est pas le contact osseux entre tête et cotyle qui transmet la force, mais l’appareil musculo-ligamentaire de la hanche.
On le comprend sur ces exemples, la transmission des forces est ici le fait des tissus mous, des fascias.

A la question de l‘existence d’un principe mécanique associant tension continue et compression discrète, nous répondons par l’affirmative en présentant ci-après le principe de tenségrité.

2 PRINCIPE DE TENSEGRITE

1 HISTORIQUE

Les structures ou systèmes de tenségrité au sens strict datent des années 40, co- inventés par :
- Fuller, architecte concepteur, père des dômes géodésiques, le premier à dissocier tension et compression dès 1929 : Islands of compression in an ocean of tensions". Il forge l’expression "tensegrity" à partir de "tensional integrity" (Fuller, 2007).
- Snelson, sculpteur plasticien chercheur, sans doute le premier concepteur de ces stuctures, dont on peut admirer les oeuvres dans le monde entier : "Continuous tension, discontinuous compression." (Snelson, 2007).
- Emmerich, architecte théoricien : "Réseaux autotendants" (Lalvani, 1996).

2 DEFINITION

« Un système de tenségrité est un système dans un état d’auto équilibre stable comprenant un ensemble discontinu de composants comprimés à l’intérieur d’un continuum de composants tendus » (Motro, 1997 ; Raducanu, 2001).
Soulignons déjà qu’un tel système est :
- En état d’autocontrainte
- Indépendant de la gravité

Les modules les plus simples sont constitués par les modules à 3 barres et 9 câbles (simplex), à 4 barres et 16 câbles, à 6 barres et 24 câbles ou module icosaédrique qui est le plus utilisé en biomécanique cellulaire (Illustration 1). Mais il existe une infinité de modules réguliers ou non, ainsi que des systèmes assemblés en forme de mât, de grille, de structures en 3D. Ils forment les systèmes de tenségrité stricto sensu à barres et à câbles (tenségrité du point de vue structural)

Plus largement, certains scientifiques (biologistes, mathématiciens) incluent dans le champ de la tenségrité des systèmes apparentés comme la toile d’araignée, la roue à rayons ou certains types de dômes (point de vue énergétique) (Wang et al., 2002).

3 PROPRIETES

- La propriété essentielle est constituée par la présence au sein de ces structures d’une autocontrainte (selfstress) ou précontrainte (prestress).
- L’image du ballon est instructive pour illustrer le processus (Motro, 1997). Pour une longueur de câbles donnée, en imaginant un allongement progressif des barres, on passe par les mêmes étapes que celles du gonflement d’un ballon. Une phase initiale de déploiement caractérisée par la présence de mécanismes finis et une grande instabilité (grands déplacements sans déformation élastique avec rigidité nulle) précède l’atteinte d’un état stable avec présence d’une autocontrainte (le module est formé comme le ballon est gonflé). Au-delà de ce point, la rigidité augmente considérablement pour d’infimes variations de longueur jusqu’à la destruction du système si le processus se poursuit (par rupture des câbles et/ou flambement des barres, i.e. éclatement du "ballon").
- Les courbes de charge de la plupart de ces structures sont en forme de J (donc non linéaires), analogue à celles des cellules et tissus animaux (Illustration 2).

- Courbe de charge en traction d’un système de tenségrité ou d’un tissu vivant :
Dans la portion horizontale de la courbe, une très faible différence de contrainte entraîne une grande déformation. Dans la portion verticale, à l’inverse, une grande variation de contrainte est nécessaire pour obtenir une déformation du même ordre.

- Cette autocontrainte est à la base de l’existence de mécanismes dits de second ordre ou infinitésimaux, de géométrie hélicoïdale pour le simplex. Un noeud (point de jonction entre barre et câbles) déplacé revient ainsi à sa position initiale.

- Les barres soumises uniquement à des contraintes axiales ne travaillent jamais en flexion : il n’existe ni point d’appui ni moment de force. Ces structures représentent ainsi des candidats idéaux pour le développement de systèmes intelligents ou "smart structures".

- Les structures de tenségrité sont légères (gain de poids de 50% en industrie, en comparant grille de tenségrité et panneau traditionnel), résistantes et résilientes (le choc se "dilue dans la totalité de la structure). Au final : "Tensegrity structures are pure pneumatic structures" (Fuller, 1979).

3 TENSEGRITE CELLULAIRE

A partir de 1975, Ingber est frappé par l’analogie entre le processus d’adhésion de la cellule animale à son substrat et le comportement d’un module de tenségrité attaché sur un support déformable. Les travaux entrepris depuis sur les microstructures : cytosquelette, matrice extracellulaire, sites d’attachements (intégrines, cadhérines), ainsi qu’en biomécanique cellulaire ont donné une base solide à ce qu’il est convenu d’appeler le modèle de tenségrité cellulaire lequel constitue un des principaux modèles discontinus (Wang et al., 1993 ; Ingber, 1993, 1998 ; Wendling et al., 2000).

Ainsi, la tenségrité a été évoquée à propos d’un modèle thermodynamique de la croissance de l’axone (Buxbaum et Heidemann, 1988), de la mécanique du fuseau mitotique (Pickett-Heaps et al., 1997), de la régulation du cycle cellulaire (Chen et al., 1997 ; Huang et al., 1998 ; Huang et Ingber, 1999 ). Elle permet d’appréhender certains aspects structuraux et fonctionnels de la mécanotransduction (transformation d’un signal mécanique en une réponse biochimique) (Ingber, 1997 ; Chicurel et al., 1998) (Illustration 3).

Illustration 3 : Relation “structure – fonction” au niveau cellulaire : schéma montrant la mise en œuvre de différents programmes génétiques par une cellule épithéliale, en fonction de sa forme et de son degré d’étirement.

4 SUPPORT PEDAGOGIQUE POUR L’OSTEOPATHIE

Il est acquis que la tenségrité entretient avec le vivant des rapports profonds et féconds. Nous en énumérons quelques-uns ci-après comme autant d’arguments démontrant que la tenségrité constitue un support didactique pour l’ostéopathie, art et science du mouvement et de la vie.

1 GLOBALITE

Une cellule, un organe, un organisme, autant d’entités dont toutes parties constitutives interagissent mécaniquement au sein d’un réseau tendu, qui trouvent dans la tenségrité un modèle pertinent.. La tenségrité illustre là un concept-clé de l’ostéopathie : la prise en compte de l’organisme dans sa globalité, autrement dit l’importance accordée aux interactions.

2 ILLUSTRATIONS LOCALES

Une structure autocontrainte très commune, la roue à rayon, a servi de modèle mécanique pour illustrer le fonctionnement de deux pièces osseuses : le sacrum et la scapula (Levin, 1997, 2007). On pourrait y ajouter la mandibule et l’os hyoïde. Divers types de structures linéaires ou mâts de tenségrité modélisent également l’anatomie et la mécanique du rachis. Ces modèles sont maintenant proposés dans le commerce.
Il faut cependant se garder d’accorder trop de crédit à cette approche fragmentaire de la biomécanique, faisant oublier son aspect global. Bien que certains de leurs sous-systèmes puissent jouir d’une relative indépendance (propriété découlant de la notion d’état d’autocontrainte élémentaire indépendant dont le développement sortirait du cadre de cet article) - l’ensemble étant ainsi protégé en cas de rupture ou de destruction d’un élément, tendon ou ligament, par exemple - les systèmes de tenségrité, apparentés aux systèmes dynamiques complexes, ne se réduisent pas à la somme de leurs éléments constitutifs. Si l’utilisation d’éléments isolés s’avère indispensable sur le plan didactique, il faut savoir s’en détacher dès l’atteinte de l’objectif pédagogique et tendre toujours à la vision globale, particulièrement en abordant la clinique.

3 SPECIFICITE DU TEST OSTEOPATHIQUE

Les mouvements qualifiés de mineurs qui interpellent l’ostéopathe correspondent aux déformations de second ordre ou infinitésimales, propres aux systèmes de tenségrité. L’ostéopathe évalue l’équilibre des tensions, une harmonie de tension signant une fonction optimale du couple structure/fonction.
En observant la courbe de charge en J, il apparaît que les structures se déforment d’autant mieux que l’on se situe dans la partie horizontale de la courbe, c’est-à-dire pour de faibles contraintes ; la rigidité augmentant d’une façon explosive pour de grandes contraintes (Illustration 2). La vie ne s’apprécie jamais en force.

4 PHYSIOLOGIE - PATHOLOGIE

L’absence d’axe de mouvement et de point d’appui durable ainsi qu’une harmonie au sein du réseau de tension signent un fonctionnement "en tenségrité" du système, autrement dit sa physiologie.
La pathologie peut s’interpréter de diverses façons. Très globalement, soit l’arrangement structurel est profondément modifié par lésion ou destruction des éléments : trouble organique. Soit, on observe simplement une modification de l’autocontrainte, par excès ou par défaut, dans une région qui ne transmet plus l’information mécanique : trouble fonctionnel. A l’échelle macroscopique, la création de points d’appui et/ou d’axes permanents entraînera à terme des lésions « articulaires ».

Cette distinction appelle une nuance car elle n’est bien souvent qu’apparente. En effet, ce qui ressortit au domaine fonctionnel n’est que la manifestation, à l’échelle macroscopique (organe, appareil, système, organisme), d’un trouble organique touchant les niveaux sous-jacents (tissu, cellule, noyau) (Ingber, 2003).

5 ACTIONS A DISTANCE

Les structures de tenségrité sont caractérisées par le concept d’interaction, c’est-à-dire la présence de jeux d’actions et de réactions entre les éléments et sous parties, souvent à distance. On rappellera qu’au sein des grilles de tenségrité, une faible variation de tension dans un câble peut générer des variations de tensions importantes situées à distance (les éléments appartenant au même état d’autocontrainte élémentaire). Ce caractère multi- ou omnidirectionnel prend toute son importance lors des processus physiologiques, pathologiques et thérapeutiques.

6 LE FASCIA, VOIE D’ACCES A LA CELLULE

Des auteurs ont proposé le concept de tissu matriciel de tenségrité incluant trois matrices : extracellulaire, cellulaire (cytosquelette) et intranucléaire, "traversé" par des interactions vibrationnelles (Pienta et Coffey, 1991). Ce couplage harmonique rend compte de processus d’amplification ou d’atténuation de signal (lié à l’état d’autocontrainte des systèmes) fonctionnant de façon centripète et centrifuge entre la périphérie cellulaire et l’ADN.
Or, la matrice extracellulaire fait partie du fascia, partout présent de la périphérie à la profondeur jusqu’à la cellule en passant par le tissu et l’organe. Nous pouvons supposer que le couplage harmonique évoqué au niveau de la cellule s’étend à la totalité du corps. Le fascia, porteur d’une autocontrainte "basale", jouerait ainsi le rôle d’un méta niveau mécanique traversant, unifiant et régulant l’ensemble des niveaux hiérarchiques. Le fascia devient ainsi pour l’ostéopathe la voie d’accès à la mécanotransduction, la cellule et son noyau représentant les cibles ultimes du traitement ostéopathique.

CONCLUSION

Appliquée au domaine microscopique, la tenségrité a acquis le statut d’hypothèse scientifique ; un modèle de tenségrité viscoélastique proposé récemment en a encore démontré la pertinence (Cañadas, 2003). La tenségrité côtoie cependant d’autres modèles rhéologiques, continus (liquide viscoélastique limité par une membrane) ou discontinus (transition de phase, mousses, éléments finis) (Shafrir, 2000 ; revue générale par Stamenovic et Wang, 2000).

À l’échelle macroscopique, d’autres principes physiques sont en jeu comme les phénomènes de pressions liquidiennes, gazeuses, osmotiques, … , mais on soulignera que toutes ces forces contribuent à générer une autocontrainte basale intégrée au niveau du fascia. On reconnaîtra chez l’homme, et en tout organisme vivant, la présence d’une structure de tenségrité hiérarchisée très complexe - i.e. aspect architectural - baigné dans un univers liquidien et gazeux - i.e. aspect fluidique -, une véritable biomécanique devant tenir compte de cette dualité afin de les intégrer en un tout cohérent (Gilles, 2003).

Sur le plan pratique, on déduira d’un schéma de Levin (Illustration 6) les approches possibles pour l’ostéopathe correspondant aux différentes échelles structurelles, du macro au microscopique : depuis les muscles et grands fascias (techniques structurelles, d’énergie musculaire, …) jusqu’aux organes et tissus (techniques tissulairse, intra-osseuses, …), sans oublier les approches fluidiques. Il reste beaucoup à faire sur les plans expérimental et clinique, entre autres à comprendre encore plus avant comment des informations cohérentes transmises à l’échelle biomacroscopique engendrent une réponse signifiante au niveau cellulaire, débat ancien.

Pour l’ostéopathie, la tenségrité offre un modèle didactique de choix, susceptible d’une part d’unifier la biomécanique, et permettant d’autre part, en tant que support pour la mécanotransduction, de rendre compte du mode d’action du geste thérapeutique. Elle redonne toutes ses couleurs à la bannière de l’ostéopathie hissée par Still en 1874, en plaçant la mécanique au centre des phénomènes biologiques, de la vie et du mouvement.

REFERENCES

- Buxbaum R.E. et Heidemann S.R. « A thermodynamic model for force integration and microtubule assembly during axonal elongation ». J. Theor. Biol. 134, 379-390 (1988).
- Cañadas P. « Modèle de tenségrité viscoélastique pour l’étude de la réponse dynamique des cellules adhérentes. » Thèse de doctorat. Dir. D. Isabey & S. Wendling Universite Paris-Val-de-Marne Paris XII. Soutenue le 20-05-2003. En ligne (consulté 04-2007) : http://tel.ccsd.cnrs.fr/documents/archives0/00/00/32/35/index_fr.html.
- Chen C.S. Mrksich M., Huang S., Whitesides G.M., Ingber D.E. « Geometric control of cell life and death ». Science 276, 1425-1428 (1997).
- Chicurel M.E., Chen C.S., Ingber D.E. « Cellular control lies in the balance of forces ». Current opinion in Cell. Biology 10, 232-239 (1998).
- Cummings C.H. « A Tensegrity model for osteopathy in the cranial field ». The AAO Journal 4, 9-27 (1994).
- D’Arcy Thompson « Forme et croissance » Chap. 8 “Forme et efficacité mécanique” : p. 227-266, Seuil, Paris (1994) ISBN 2-02-012609-5.
- Fryette H.H. « Principe des techniques ostéopathiques ». SBO&RTM, Bruxelles (1983) N° de dépôt D/1983/2676/1.
- Fuller R. B. « Synergetics, explorations in the geometry of thinking ». En collaboration avec Applewhite E.J., disponible en ligne (consulté 04-2007) : http://www.rwgrayprojects.com/synergetics/synergetics.html. Initialement publié par Macmillan Publishing C° Inc. 1975, 1979.
- Fuller R.B. Site sur son œuvre architecturale. En ligne (consulté 04-2007) : http://membres.lycos.fr/boscha/desurbanisme/dymaxion.html.
- Gilles D. « L’homme en tant que système réticulé fluide organisé en structure de tenségrité » Mémoire de fin d’études d’ostéopathie. Dir. F. Laurent. Soutenu le 01-02-2003.
- Gordon J.E. « Structures et matériaux » Chap. 3 “La forme et la diversité des structures” : p. 43-75, Pour la science, Paris (1994) ISBN 2-9029-1882-8.
- Huang S., Chen C.S., Ingber D.E. « Control of cyclin D1, p27Kip1, and cell cycle progression in human capillary endothelial cells by cell shape and cytoskeletal tension ». Mol. Biol. Cell. 9, 3179-3193 (1998).
- Huang S et Ingber DE. « The structural and mechanical complexity of cell growth control ». Nat. Cell. Biol. 1, E131-E138 (1999).
- Ingber D.E. « Cellular tensegrity : defining new rules of biological design that govern the cytoskeleton ». J. Cell. Sci. 104, 613-627 (1993).
- Ingber D.E. « Tensegrity : the architectural basis of cellular mechanotransduction ». Annu. Rev. Physiol. 59, 575-599 (1997).
- Ingber D.E. « The architecture of life ». Scientific American 278, 48-57 (1998). Traduction : L’architecture de la vie. Pour la science N° 245, mars 1998.
- Ingber D.E. « Mechanobiology and dideases of mechanotransduction ». Ann. Med. 35, 1-14 (2003)
- Lalvani H. (Dir.) « Special issue : morphology and architecture ». Int. J. Space Structures 11, 27-56 (1996).
- Lee R.P. « The primary respiratory mechanism beyond the craniospinal axis ». The AAO Journal 11, 24-34 (2001).
- Levin S.M. « Continuous tension, discontinuous compression, a model for biomechanical support of the body ». Bulletin of Structural Integration 8, 31-33 (1982).
- Levin S.M. « The Importance of soft tissues for structural support of the body ». Spine : State of the Art Reviews, Hanley & Belfus, Inc., Philadelphia, Editor Thomas Dorman, 9, 244-249 (1995).
- Levin S.M. « A different approach to the mechanics of the human pelvis : Tensegrity ». In Movement Stability & Low Back Pain, p. 157-167. Ed. Vleeming A., Mooney V. et al., Churchill Livingstone, New York (1997) ISBN 0-443-05574-2.
- Levin S.M. « The tensegrity truss as a model for spine mechanics : Biotensegrity ». Journal of Mechanics in Medicine and Biology, 2, N° 3 & 4, 375-388 (2002).
- Levin S.M. « Putting the shoulder to the wheel : a new biomechanical model for the shoulder girdle ». En ligne : (consulté 04-2007) : http://www.biotensegrity.com/index2.php?option=com_content&task=view&id=18&Itemid=29&pop=1&page=0
- Megret J.-F. « La tenségrité, modèle biomécanique pour l’ostéopathie ». Apostill N°14, 4-16 (2004).
- Motro R. « Tensegrity Systems- Past and Future ». In “Proceedings of International Symposium on Shell & Spatial Structures (IASS)” 10&14-11-1997, Singapore, p. 69-79.
- Pickett-Heaps J.D., Forer, A., Spurck, T. « Traction fibre : toward a “tensegral” model of the spindle ». Cell. Motil. Cytoskeleton 37, 1–6 (1997). Chen C.S. et al. Geometric control of cell life and death. Science 276, 1425-1428 (1997).
- Pienta K.J. et Coffey D.S. « Cellular harmonic information transfer through a tissue tensegrity-matrix system ». Med. Hypoth. 34, 88-95 (1991)..
- Raducanu V. « Architecture et système constructif : Cas des systèmes de tenségrité » Thèse de doctorat. Dir. R. Motro. Université Montpellier II. Soutenue le 28-09-2001.
- Raducanu V., Motro R. « New Tensegrity Grids » In “Proceedings of International Symposium : Theory, Design and Realization of Shell and Spatial Structure (IASS)” 9&13-10-2001, Nagoya, Japan, résumé p. 320-321, article complet sur CD-ROM.
- Shafrir Y. « Trafficking and signaling through the cytoskeleton : a specific mechanism ». J. Cell. Sci. 113, 2747-2757 (2000).
- Snelson K. Official home page, En ligne (Consulté 04-2007) : http://www.kennethsnelson.net/.
- Stamenovic D. et Wang N. « Invited Review : Engineering approaches to cytoskeletal mechanics ». J.Appl. Physiol. 89, 2085-2090 (2000).
- Wang N., Butler J.P., Ingber D.E. « Mechanotransduction across the cell surface and through the cytoskeleton ». Science 260, 1124-1127 (1993).
- Wang N., Tolic-Norrelykke I.M., Chen J., Mijailovich S.M., Butler J.P., Fredberg J.J., Stamenovic D. « Cell prestress. I. Stiffness and pretress are closely associated in adherent contractile cells ». Am. J. Physiol. Cell. Physiol. 282, C606-C616 (2002).
- Wendling S, .Planus E., Laurent V.M., Barbe L., Mary A., Oddou C. et Isabey D. « Role of cellular tone and microenvironmental conditions on cytoskeleton stiffness assessed by tensegrity model ». Eur. Phys. J. A. P. 9, 51-62 (2000).

ILLUSTRATIONS

Illustration 1 : Levin S.M.
Illustration 3 : Adapté de Ingber D.E. :
Ingber D.E. How cells (might) sense microgravity. Faseb J. 13 (suppl.), S3-S15 (1999).
Illustration 4 : Kapandji I.A. :
« Physiologie Articulaire » fascicule II
Illustration 5 : Snelson K. « X Piece »
http://www.kennethsnelson.net/.
Illustration 6 : Levin S.M.adapté de Fuller :

Voir en ligne : Mémoire de Jean françois megret

Post-scriptum

Mot clé tenségrité sur l’ostéo4pattes :
- http://revue.osteo4pattes.fr/ecrire...
- http://revue.osteo4pattes.fr/ecrire...